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Depuis le 25 juillet dernier Jean-Paul David est le nouveau président élu de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes. A 67 ans, cet habitué des responsabilités retrouve un fauteuil qu’il avait occupé de 2006 à 2008. Le point sur les chantiers du Conseil et de son président. Carrière express • Né le 15 janvier 1944 à Grenoble (Isère) C’est donc le président historique du CNOMK, Jean-Paul David, qui prend la succession de René Couratier. Il l’avait précédé, il lui succède. Jean-Paul David est un habitué des responsabilités puisqu’il a également été président de la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) de 2001 à 2005 (voir carrière express). Pas de bouleversement à attendre de la part de cette nouvelle présidence, mais une énorme volonté d’avancer. La présidence s’inscrit, certes, dans la ligne de travail établie depuis sa création en 2006, comme le précisait Jean-Paul David dans son tout premier communiqué : « Le Conseil national va non seulement poursuivre le travail engagé par les équipes qui se sont succédées depuis la création de l’Ordre en 2006 mais surtout insuffler une dynamique nouvelle capable d’appréhender les nombreuses problématiques d’une profession en pleine évolution». Car si la mission principale du CNOMK, créé en 2006, est bien de représenter la profession auprès des pouvoirs publics (l’Ordre dispose de 100 conseils départementaux et 22 conseils régionaux), Jean-Paul David entend dépasser les missions formelles durant sa présidence. Ces missions sont toutes assumées sauf la mise en place des sections des assurances sociales : « Nous attendons toujours sa mise en place par le ministère de la Santé. Les kinésithérapeutes sont prêts, il ne manque plus que la publication du texte, car actuellement cette mission est encore assumée par le Conseil de l’Ordre des Médecins. » Evaluer la qualité des pratiques L’autre cheval de bataille du CNOMK concerne l’EPP, l’évaluation des pratiques professionnelles : « Il s’agit d’assurer la qualité et la sécurité des soins. Nous souhaitons améliorer le service rendu aux patients et cela passe par une amélioration de la formation initiale autant que la formation continue des praticiens. » Une mission d’évaluation qui intègre l’accueil et la gestion des praticiens étrangers : « Il y a actuellement autant de kinésithérapeutes issus de nos écoles de formation que de praticiens qui viennent de l’étranger, des 27 pays européens. Notre mission est de veiller à ce que tous ces kinésithérapeutes aient une véritable autorisation d’exercice. Il en va de la qualité des soins, donc de la sécurité du patient. » Une mission qui débouche naturellement sur un autre axe de travail, l’amélioration de la distribution des soins : « Pour la première fois, l’Ordre a publié un atlas démographique de la profession de masseur-kinésithérapeute en France, mais aussi par région et par département. Nous devons faire un effort sur la répartition des soins sur le territoire et nous travaillons déjà cette question démo-géographique avec le ministère de la Santé, les syndicats et les associations d’usagers. » Des usagers de plus en plus pris en compte et c’est bien normal si l’on se réfère à l’année 2011 placée sous le signe du droit des patients… Pour Jean-Paul David, ces trois années à venir doivent également servir à réduire l’écart entre la formation actuelle et les besoins en rééducation qui ont considérablement évolué : « Les textes qui régissent la profession sont pour la plupart obsolètes. Il y a encore trop de disparité entre ces textes réglementaires et la réalité de la pratique. Il n’est par exemple pas normal qu’un kiné doive attendre une ordonnance d’un médecin pour traiter une entorse bénigne. Nous devons démontrer notre capacité à assumer cette responsabilité. Et cela passe par une formation initiale adaptée. » Et les ostéopathes ? Dans cette droite ligne de valorisation des actes et de sécurisation des patients on retrouve la problématique de l’ostéopathie. Certains ostéopathes sont kinésithérapeutes et d’autre pas : « Il existe deux sortes de praticiens dans ce domaine. Les NPS (non profession de santé) qui ont obtenu leur titre dans une école d’ostéopathie et les PS (professions de santé) également diplômés d’une école ou formation spécifique mais qui sont également professionnels de santé : kiné, infirmier, etc. Les deux peuvent exercer à titre exclusif et c’est à l’Ordre de valoriser cette double compétence. L’Ordre a déjà mis en place une COQ, commission ordinale de qualification. Il faut valoriser l’acte d’un masseur kinésithérapeute qui dispose en plus d’une qualification en ostéopathie, car pour l’instant c’est encore le Préfet qui délivre le titre d’ostéopathe. » De fait, en France, l’ostéopathie n’est pas une profession, mais un titre.. Enfin, Jean-Paul David rappelle que la France, membre de de l’INPTRA (International Network of Physical Therapy Regulatory Autorities), accueillera le 8 septembre 2012 un colloque à l’occasion de la Journée internationale de la physiothérapie. Composition Du Nouveau Bureau • Président : Jean-Paul David Délégué aux Affairres Juridiques : Jean-François Dumas |
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