Vendredi 25 Mai 2012 à partir de 12:00Matériel |
|
|
et thérapie K-Laser Le syndrome du canal carpien est très fréquent dans l’ensemble de la population. Effectivement, certaines maladies qui augmentent l’épaisseur des tendons sont souvent associées à un syndrome du canal carpien : hypothyroïdie, polyarthrite rhumatoïde, diabète. Le syndrome du canal carpien est le résultat d’une combinaison de facteurs qui augmentent la pression sur le nerf médian et sur les tendons dans le canal carpien, ce qui peut provoquer une ischémie du nerf. Il existe 2 mécanismes de compression. Premièrement par augmentation du volume des tendons, suite à une sollicitation importante, gestes répétitifs, combinés à de la force, type tractions et frottements des tendons trop importants. Deuxièmement par diminution du diamètre du canal carpien, quand la face antérieure du poignet est en appui sur une surface ou quand le poignet est en hyper-extension entrainant une mise en tension du ligament annulaire, diminuant ainsi le diamètre du canal et comprimant le nerf médian et les tendons sur les os du carpe. Symptômes Les symptômes siègent le plus souvent sur la totalité ou une partie du territoire du nerf médian. Ils prédominent sur la face palmaire des trois premiers doigts et parfois sur la totalité de la main. Le syndrome est souvent bilatéral dans plus de la moitié des cas. Il s’exprime par des picotements, des engourdissements, des fourmillements ou des décharges électriques dans les doigts. Le malade est obligé de mobiliser sa main, elle lui parait gonflée, engourdie, endormie, voire comme morte comme si la circulation semble arrêtée. Il se sent maladroit avec une faiblesse de la pince pouce –index, voire une diminution de la masse musculaire au niveau de l’éminence thénar. L’apparition de ses symptômes est progressive et les douleurs sont nocturnes. Examen clinique L’examen clinique va nous montrer parfois des troubles vasomoteurs (acrocyanose ou doigts bleus) avec hypersudation. L’examen musculaire va nous montrer une perte de la force musculaire. C’est surtout le déficit des muscles antépulseurs de la colonne du pouce (antépulsion contrariée, mesurable) qui est très constant. Deux tests sont essentiels au diagnostic : le test de Tignel (percussion de la face antérieure du carpe) et le test de Phalen (hyper-flexion du poignet). Ces deux tests vont provoquer des fourmillements. En dehors des douleurs au niveau du poignet, nous constatons des douleurs dans l’avant-bras, le bras et même au niveau du cou. Examens complémentaires L’examen complémentaire souvent utilisé est l’électromyogramme (EMG) qui sert à confirmer l’atteinte du nerf médian et permettrait pour certains d’apprécier l’importance des lésions nerveuses. Il montre une augmentation de la latence motrice et une diminution de la conduction nerveuse. Si pour certain un EMG normal permettrait d’exclure de façon presque certaine une forme sévère du syndrome du canal carpien, il apparait que des formes sévères de syndrome du canal carpien ont un examen EMG normal. C’est pourquoi il est important de faire un examen clinique très poussé pour mettre en évidence d’autres pathologies afin de prendre les bonnes décisions thérapeutiques. Les plus courantes sont les atteintes des racines nerveuses C6-C7, le syndrome de la traversée thoracobrachiale, les neuropathies périphériques, le syndrome du rond pronateur et l’atteinte du nerf interosseux antérieur. Traitement Le Laser, une alternative à la chirurgie. Actuellement en France, il semble que la chirurgie soit la méthode la plus utilisée pour soulager le syndrome du canal carpien. En effet on pratique entre 80000 à 100000 interventions après échec des traitements médicaux : immobilisation avec attelle de poignet et infiltration de corticoïdes. La physiothérapie classique type ultra son ne donne pas de bons résultats. Cependant aux USA une autre méthode semble donner des résultats spectaculaires. Depuis 2002 la FDA a reconnu le traitement du syndrome du canal carpien par thérapie Laser et le nombre d’interventions chirurgicales a fortement diminué. Les progrès de la technologie permettent de proposer aujourd’hui aux kinésithérapeutes un laser de haute puissance capable de lutter contre la douleur et l’inflammation. Ces lasers de haute énergie par leur action bio stimulante, antioedèmateuse et antalgique vont pouvoir soulager les patients de façon durable. Les temps de traitement sont très courts (quelques minutes) et le nombre de séances peu important (en moyenne 5/6 séances suffisent). 1er temps : on commence par traiter les racines nerveuses cervicales notamment la charnière cervico-dorsale et les Trigger Points : en général ceux-ci se trouvent sur les muscles scalènes ainsi que sur le muscle rond pronateur sur le haut de l’avant-bras. Pour cela on utilise des fréquences d’émission du laser ayant une action décontractante. La puissance de ces lasers dont les photons pénètrent à plusieurs centimètres va pouvoir traiter de façon très efficace les Trigger Points. 2e temps : on va traiter directement la zone du poignet en débordant un peu sur l’avant-bras et les éminences thénar et hypothénar. On choisit alors des fréquences d’émission ayant une action plutôt anti-inflammatoire et bio-stimulante. La durée totale d’un traitement pour le syndrome du canal carpien est d’environ 8 minutes. Résultat : le premier est une diminution de la douleur immédiatement après la séance et un arrêt des fourmillements nocturne souvent dès la première séance. L’action antalgique et anti-inflammatoire conjuguée va permettre de soulager définitivement le patient au bout de 5 à 6 séances. Conclusion Les effets physiologiques et biologiques de la thérapie laser haute énergie vont permettre aux thérapeutes de repousser les limites des traitements classiques en ouvrant de nouveau champ d’applications médicales. Demain, le laser sera incontournable dans la pratique quotidienne des kinésithérapeutes, tant son efficacité, dans des domaines aussi variés que la traumatologie aigue, les pathologies chroniques, la réparation des tissus et la douleur ne fait aucun doute. ** |
Retrouvez toutes les interviews des
FMT MAG 103Juin/juillet/août 2012 Magazine trimestriel gratuit d'information diffusé à 38 000 exemplaires La source de votre inspiration Kinésithérapie - Paramédical Forme et Bien-être |



