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Présentation :Certaines mutuelles incluent déjà, de manière aléatoire, des remboursements d’actes d’ostéopathie. Un groupement de kinésithérapeutes-ostéopathes et un autre d’assurances mettent de l’ordre et de la logique dans ce principe en prenant l’optique comme modèle. Le praticien comme le patient devraient y trouver leur compte. Euro Promosteo (un groupe d’ostéopathes) a pris des accords avec une société qui établit des partenariats sur le long terme avec les opticiens, les chirurgiens-dentistes et les audioprothésistes pour mettre en place le premier réseau d’ostéopathes en France. Cette société de services en santé majoritairement détenue par Axa, offre ses services à plus de quatre millions de bénéficiaires. Il s’agit d’assurés d’un contrat d’Assurance Santé Complémentaire souscrit auprès de ses clients : Sociétés d’Assurances, Institutions de Prévoyance, Mutuelles, Associations d’Assurés, Courtiers... Compte tenu du contexte professionnel, le choix des ostéopathes s’est porté sur les masseurs kinésithérapeutes, sous réserve qu’ils correspondent à la définition d’une charte incluant notamment le respect des principes fondamentaux de l’ostéopathie avec sa dimension holistique et non symptomatique. Un noyau dur national de 33 ostéopathes réunis sous la bannière «Corps & Santé» est en phase de constitution, l’objectif fixé pour un réseau représentatif au niveau national est de 300 professionnels. Les professionnels sont demandeurs Jean-Pierre Marguaritte, Président d’Euro Promosteo, à l’origine de ce réseau, assure que les adhésions sont en excellente voie et que le quota minimum sera rapidement atteint. Il précise : « L’idée du réseau « Corps & Santé » est de constituer un réseau de professionnels, qualifiés, motivés, animés par des valeurs, dont celle de faire reconnaître l’intérêt thérapeutique de l’ostéopathie, de participer à la professionnalisation de ce métier, de faire avancer la pratique des soins et des traitements par des résultats acquis aux seuls bénéfices des patients. » Un principe que partagent volontiers les kiné-ostéos qui ont rapidement compris l’intérêt et l’efficacité des contrôles des thérapeutes du réseau, via des enquêtes de satisfaction auprès des patients. Jean-Pierre Marguaritte précise que ces informations ont également des vertus d’analyse : « Nous allons mettre en place un recueil d’indicateurs de santé croisés avec les dépenses afin de mieux gérer la gestion des risques. Tout le monde sera gagnant. Le patient qui y verra plus clair et qui sera mieux remboursé. Les praticiens qui bénéficieront d’un label et qui auront une patientèle issue des assureurs complémentaires santé et les organismes payeurs qui perdront moins d’argent. » Ils font partie du réseau Mathias Willame (Nîmes) « C’est important pour le meilleur rembousement des patients. Je pense notamment à ceux qui souhaitent utiliser une méthode plutôt qu’une autre. Ils doivent avoir le choix. J’y suis personnellement attaché, j’appartiens à un cabinet pluridisciplinaire qui donne le choix aux patients. Je pense que l’union fait la force et que ce réseau va permettre des discussions qui permettront de dépasser le côté financier de l’affaire pour faire évoluer le métier. » Bertrand Gormant (Lyon) Nous évoluons dans une profession qiui n’a pas de référence. Ni vis à vis de la médecine et encore moins vis à vis des patients. Il est temps de donner un cadre, d’autant que les ostéopathes fraîchement diplômés et qui ne sont pas kinés sont en train de s’organiser. Il faut expliquer qui nous sommes. Les mutuelles étaient d’ailleurs étonnées que nous ne soyons pas encore organisés. Elles m’ont même dit, il était temps, il y a longtemps que vous auriez du vous regrouper. Elles ne comprenaient pas… Mais nous sommes une profession d’indépendants et cela reste très difficile de nous rassembler. Alors, lorsque quelqu’un prend le temps de le faire, il ne faut pas tergiverser. » Jean-Marc Morelle (Arras) Nous allons pouvoir disposer d’un réseau sécurisé pour le patient. Il sera bien pris en charge, mieux remboursé et il viendra en confiance dans nos cabinets… Nous avons une grosse demande, mais les moyens ne suivent pas toujours et, très souvent, les patients renoncent à cause des frais non remboursés. Cela va également permettre de tenir un discours unitaire. Les ostéopathes du réseau ne feront pas de surenchère à la consommation. En dehors des urgences où nous ne voyons les patients qu’une seule fois, nous devons respecter, pour une simple lombalgie, par exemple, une moyenne de trois rendez-vous qui sont bien suffisants pour apporter des résultats. Il reste à faire des piqûres de rappel tous les trois mois et nous aurons effectué un travail efficace… Et puis, moi qui suis spécialiste des bébés, je suis heureux de pouvoir ouvrir certains soins à un plus grand nombre de familles, car certaines affections comme les scolioses ou les problèmes de mâchoires ne se résolvent que via l’ostéopathie. » Pour tout renseignement ou dépôt de candidature Corinne Lebret Conseil |
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