Les kinésithérapeutes disent « STOP » aux aberrations et aux propos affligeants du ministère de la santé

  • COMMUNIQUE DE PRESSE :


    Les kinésithérapeutes disent « STOP »
    aux aberrations et aux propos affligeants du ministère de la santé


    Paris, le 11 juillet 2016


    Une délégation composée de représentants de la FFMKR et de l’UNSMKL a été reçue ce vendredi 8 juillet par les services du ministère de la santé (Direction de la Sécurité Sociale (DSS) et Direction Générale de l’offre de Soins (DGOS)) afin de travailler d’une part sur le projet de décret visant à encadrer le renouvellement d’ordonnance de soins de masso-kinésithérapie par le masseur- kinésithérapeute lui-même et d’autre part, sur le projet de réforme de l’arrêté relatif à la liste des dispositifs médicaux prescriptibles par notre profession.

    Concernant le premier point, le projet est extrêmement limitatif et bien loin de l’esprit de la loi puisqu’il ne s’appliquerait que dans le cadre de l’ALD et uniquement pour la mucoviscidose, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques et la paraplégie. Nous avons proposé d’y intégrer l’ensemble des pathologies soumises à référentiel, ainsi que la prise en charge des personnes âgées et des patients atteints d’AVC... Mais devant cette demande les services du ministère se sont réfugiés derrière l’attente d’un éventuel avis de la CNAMTS !!! La DSS semble vouloir s’appuyer sur l’exposé des motifs de l’amendement 1983 lequel cite, à titre d’exemple, trois pathologies : la mucoviscidose, la SEP et la lombalgie chronique. Mais contre toute attente et malgré nos remarques, la lombalgie chronique n’est pas retenue... Nous avons donc refusé en bloc ce projet de décret. L’exposé des motifs n’est pas la loi.

    Concernant le projet de réforme de l’arrêté relatif aux dispositifs médicaux prescriptibles par un masseur-kinésithérapeute, nous avions proposé en amont une liste de 33 produits pouvant prétendre ou non à remboursement, notamment dans le cadre du suivi du patient à domicile ou dans le cadre de l’urgence prévue par la loi. En préambule, nous avons été informés que nous ne pouvions prétendre ni à la prescription de phytothérapie et d’aromathérapie pourtant utilisées au quotidien par les MK, ni à celle de désinfectants cutanés et de sérum physiologique nécessaires au lavement nasal et à l’utilisation d’humidificateurs d’air. Soulevant l’aberration de ne même pas pouvoir prescrire du sérum physiologique qui est en vente libre, il nous a été rétorqué « on ne peut pas laisser n’importe qui prescrire des médicaments ». Autre aberration : nous pouvons prescrire des pansements étanches lors de séances de balnéothérapie mais pas dans le cadre des retours précoces à domicile pour que les patients puissent simplement se doucher !
    En l’état, aucun moyen n’est donné à la profession pour effectuer ses nouvelles missions confiées par la loi (intervention en première intention en cas d’urgence et en l’absence d’un médecin) ! Aucun moyen non plus, pour prendre en charge des patients de plus en plus lourds en sortie précoce d’hospitalisation et dont nous attendons toujours une revalorisation tarifaire liée aux économies engendrées par le non recours aux SSR, malgré la volonté du virage ambulatoire souhaité. Paris, le 11 juillet 2016

    De ce fait, nous appelons tous les masseurs-kinésithérapeutes A ADRESSER SYSTEMATIQUEMENT AUX SERVICES D’URGENCE tous les patients se présentant sans prescription pour de la petite traumatologie, lumbago ou bronchiolite et à refuser toute prise en charge pour hospitalisation à domicile (HAD) ou dans le cadre du programme d’accompagnement à domicile (PRADO) jusqu’à une clarification de cette situation !

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